L’enveloppe correspond à tout ce qui sépare l’intérieur du bâtiment de l’extérieur ou d’un espace non chauffé :
On peut la comparer à la fois aux vêtements et à la peau du bâtiment. Elle doit conserver la chaleur en hiver, limiter la surchauffe en été, maîtriser les passages d’air et protéger les occupants contre les conditions extérieures.
Les murs, la toiture, les planchers et les fenêtres doivent s’opposer au passage de la chaleur. Cette capacité dépend de leur niveau d’isolation, mais aussi de la qualité réelle de leur mise en œuvre.
Les entrées d’air parasites peuvent provoquer des courants d’air, des parois froides, une augmentation des consommations et un mauvais fonctionnement de la ventilation.
Un pont thermique, une isolation discontinue ou une liaison défectueuse autour d’une fenêtre peuvent refroidir localement une surface. Lorsque cette surface devient trop froide, l’humidité de l’air peut s’y condenser et entraîner moisissures ou dégradations.
L’enveloppe doit également résister aux infiltrations d’eau, au vent, aux variations de température et, dans certains contextes, aux effets d’une surpression technologique.
Une bonne enveloppe doit limiter les apports solaires excessifs et la surchauffe, grâce notamment aux protections solaires, aux vitrages, à l’inertie et à la possibilité d’évacuer la chaleur.
La performance de l’enveloppe peut être étudiée à deux échelles complémentaires.
| Échelle | Question posée | Exemples de contrôles |
| Globale | Le bâtiment perd-il davantage de chaleur que prévu ? | QUB®, SEREINE, infiltrométrie |
| Locale | Quelle paroi, fenêtre ou liaison explique le problème ? | Fluxmétrie R/U, thermographie, fumigènes, essais des menuiseries |
Une enveloppe peut présenter une performance globale acceptable tout en comportant un défaut local important. Inversement, une anomalie visible ne suffit pas toujours à expliquer une mauvaise performance générale.
Une étude thermique décrit une performance théorique à partir de matériaux, d’épaisseurs et d’hypothèses de calcul. Mais la performance réelle dépend aussi :
La mesure in situ permet donc de répondre à une question essentielle :
La performance de l’enveloppe ne se limite pas à l’épaisseur de l’isolant.
Elle résulte du fonctionnement conjoint des murs, des fenêtres, de la toiture, des planchers et de toutes leurs liaisons. Pour la qualifier réellement, il faut pouvoir :
mesurer globalement, rechercher localement, quantifier les défauts et comprendre leurs conséquences.
Bâti-Contrôle mesure la qualité réelle de l’enveloppe, depuis la performance globale du bâtiment jusqu’aux défauts localisés de ses parois, menuiseries et interfaces.